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La
Vivisection |
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Note :
Les photos ont volontairement
été mises en noir et blanc pour éviter de ne
pas traumatiser certaines personnes sensibles. Toutefois, la vivisection
est une réalité et il apparaît nécessaire
de la traiter dans ce dossier : Utile ou pas ? On tentera d'expliquer,
de renseigner, d'émettre des observations et des exemples
afin de traiter avec diplomatie ce dossier brûlant.qui
touche le coeur de chacun d'entre nous.
I. Les animaux utilisés dans l'expérimentation
animale
Au Canada, on estime que 2 millions d’animaux font l’objet
d’expériences, 7 millions en France, 17 millions aux
Etats-Unis, 800 millions à travers le monde. Dans les laboratoires
canadiens, 90 % des animaux utilisés sont des rats, des souris,
des poissons ou de la volaille ; 18 espèces animales différentes
servent pour la recherche (85,5%), pour des tests de produits (9,5%)
et dans l’enseignement (5%). Nombre d’animaux deviennent
des victimes de la science : chats, chiens, primates, grenouilles,
insectes, oiseaux, lapins, des veaux et leur mère, des cochons,
des hamsters, etc.
II. Où trouve t-on les animaux ?
Certains sont issus de laboratoire. D’autres font partie
d’un commerce illicite. Les animaux proviennent de zoos,
de chenils spécialisés ou de colonies. D’autres
compagnies fournissent des lapins exempts de certaines maladies,
des rats obèses, des cobayes sans système immunitaire,
des primates hémophiles, etc.
De nombreux primates sont capturés dans la nature en Malaisie,
en Indonésie, aux Philippines, en Chine, en Amérique
du Sud et en Afrique. Dans certains cas, un ou deux singes sur dix
capturés survivent au voyage vers les laboratoires. À
cause de ce commerce, plusieurs espèces sont en voie de disparition.
Présentement, il y a plus de chimpanzés dans les laboratoires
qu’il n’y en a en liberté. Des chiens et des
chats sont aussi kidnappés et volés.
III. La vivisection sert à l'avancement de l'humanité
On teste sur les animaux de laboratoire des produits domestiques
(savons, crèmes, parfums, shampooings, etc.), des produits
chimiques destinés à la consommation (encres, peintures,
détergents, lubrifiants, etc.), des pesticides, des armes
(nucléaires et autres).
Les expérimentations restent comme le nom l'indique, des
tests que l'on réalise de manière brute :
Certains animaux subissent plusieurs expérimentations durant
des jours, des mois ou même des années. Privations
d’oxygène, de sommeil. Créations d’anxiété,
d’agressivité, de folie, hypertension par compressions
ou blessures d’artères. Transplantations, greffes
de têtes ou d’organes, décharges électriques,
tumeurs provoquées par des coups, cancers produits par des
substances chimiques, absorptions forcées de drogues ou d’alcool,
noyades forcées, prélèvement de sang dans le
cœur ou les oreilles… Des singes sont projetés
contre les murs, des chiens, des singes des lapins ligotés
que l’on fait fumer de force, des souris maintenues devant
des cigarettes qui se consument, des chevaux recevant des injections
de nicotine.
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| Abus,
manque de contrôle ?
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Atrocité pour les uns, dernière solution pour d'autres
? Quels sont les arguments sociaux mis en avant :
1. Les Humains sont supérieurs aux animaux : Ils
ont donc le droit de se servir d'eux comme bon leur semble.
Ce genre de raisonnement a permis l’établissement
de l’esclavage. Notre soi-disant supériorité
(intellectuelle ou physique) ne nous autorise pas à torturer
les plus faibles qu’il s’agisse d’animaux,
de bébés, de retardés mentaux ou même
de démunis financièrement. Le philosophe Jeremy Benthan
(1748-1832) s'interroge : « Il ne s’agit pas de
se demander si les animaux peuvent raisonner ou s’ils peuvent
parler, mais bien, peuvent-ils souffrir ? ».
2. Les millions d'animaux euthanasiés dans les refuges
pourraient servir la cause de l'expérimentation
Il y a une différence considérable entre endormir
un animal sans douleur et lui faire subir des expériences
douloureuses, dégradantes et humiliantes.
3. L'animal est un modèle idéal pour les
humains car il est indemne de crataines maladies humaines.
L’humain et l’animal présentent de grandes
différences anatomiques et psychologiques. Ils ne réagissent
pas de la même façon face à certains produits.
Une aspirine peut tuer un chat et provoquer des malformations sur
la souris à la naissance. La pénicilline tue les cochons
d’Inde. L’arsenic n’a pas d’effet nocif
pour les singes et les poulets. La morphine calme les humains mais
excite les chats et les chevaux. L’insuline produit des difformités
chez les poulets, les lapins et les souris.
Plusieurs maladies qui tuent l’humain n’affectent
pas les animaux (ex. : le Sida). Les cancers humains sont fort différents
des cancers animaux : les tumeurs cancéreuses chez l’animal
ne prennent pas vingt ans à se développer. La tuberculose
chez l’humain est d’un type autre que la maladie produite
artificiellement chez l’animal.
Les animaux ne métabolisent pas les produits de la même
façon que les humains. Les humains sont 60 fois plus sensibles
à la thalidomide (un tranquillisant prescrit aux femmes enceintes)
que les souris, 100 fois plus sensibles que le rat, 200 fois plus
sensibles que les chiens et 700 fois plus sensibles que le hamster.
4. L' expérimentation animale protège les
humains contre les effets secondaires nocifs des médicaments
En fait, nombreux sont les médicaments qui, même s’ils
furent testés sur des animaux, s’avèrent tout
de même toxiques, cancérigènes et mutagènes
chez les humains.
5. L'industrie pharmaceutique a à coeur la santé
des humains
Nous pourrions plutôt dire que l’industrie pharmaceutique
a à cœur la maladie des humains. Ce qu’elle
désire avant tout, c’est faire des profits. Elles
sont l’exemple parfait du pouvoir de l’argent. De
plus, elles exercent un puissant lobbying auprès des gouvernements,
des universités, des chercheurs, des médecins et des
revues médicales.
Même si les compagnies pharmaceutiques clament que l’expérimentation
animale est primordiale pour protéger les humains, des médicaments
testés sur les animaux et déclarés potentiellement
dangereux sont tout de même commercialisés.
IV. Le meilleur cobaye : l'humain lui-même
Tout progrès de la médecine pour qu'il soit "plus
sûr" devrait être issu d'une expérience
sur un humain. Donc, déontologiquement, le choix se situe
entre un enfant et un chien.
Tous les médicaments finissent par être testés
sur des humains malgré l’expérimentation animale.
De plus, les vivisecteurs ne se sont jamais empêchés
de faire des expériences sur l’humain. Puisque la
vivisection amène une déshumanisation et une désensibilisation
de la conscience face à la souffrance, l’expérimentation
chez l’humain est la conséquence logique et tragique
de l’expérimentation animale.
Nombre d’humains, nouveau-nés, retardés mentaux,
orphelins ou vieillards, prisonniers, des êtres aussi impuissants
et sans défense que les animaux de laboratoire, furent d’involontaires
cobayes d’une science sans conscience.
V. La vivisection est liée au progrès de la
médecine
Aucun médicament ou vaccin n'est fiable à 100%. Guérir
comporte un risque. On peut se demander quels sont les médicaments
vraiment nécessaires au sauvetage d'une vie et ceux utilisés
de façon abusive. L’espérance de la vie a augmenté,
mais pas sa qualité. Les gens ne sont pas guéris mais
maintenus artificiellement en vie.
Stéthoscope, thermomètre, électrocardiographie,
mesure de la pression sanguine, percussion, rayons X, techniques
de réanimation et plusieurs autres moyens de diagnostics
ou traitements, considérés parmi les plus importants
par la médecine, ne sont pas attribuables à l’utilisation
d’animaux.
De même, il existe encore une multitude d'interrogations sur
le rôle des plantes dont nous ne mesurons pas encore toute
la richesse. En 1785, William Withering, médecin et botaniste
anglais, testa avec succès sur ses patients atteints de cardiopathies
une infusion de feuilles séchées de digitale. Des
chercheurs scientifiques découvrirent pour leur part que
la digitale élevait dangereusement la pression sanguine des
chiens. Il fallut attendre près de 150 ans avant que la digitale
ne soit reconnue comme bénéfique pour les humains.
L’aspirine, extrait de l’écorce
de saule, existe depuis 100 ans. De par le monde, on en consomme
chaque année près de 100 milliards et une cinquantaine
de médicaments, vendus sans ordonnance, sont faits à
base d’aspirine. Ce médicament, reconnu comme efficace
et populaire auprès du public, n’aurait pu être
commercialisé si on avait pris en considération que
l’aspirine est toxique pour les rats, les souris, les chiens,
les chats et les singes.
L’iode et la pénicilline sont d’autres
exemples de médicaments découverts sans expérimentation
animale. La majorité des progrès de la médecine
dans certains domaines relèvent de l’observation clinique
des patients, de mesures d’hygiène, de découvertes
fortuites et de l’épidémiologie.
VI. L'expérimentation animale permit permit de guérir
:
1. Le diabète
On a sacrifié une quantité démesurée
de chiens depuis le siècle dernier pour tenter de comprendre
le diabète.Si l’expérimentation animale avait
été abolie dans le passé, peut-être aurions-nous
compris un peu plus les mécanismes véritables du diabète
au lieu de nous fier sur des expériences absurdes sur des
chiens ou des rongeurs.
Récemment, de plus en plus de chercheurs croient que le diabète
est relié à l’alimentation ou à des
facteurs environnementaux.
Une étude, rapportée par l’American Journal
of Clinical, démontre que 45% des 20 diabétiques observés
- tous insulino-dépendants - ont pu interrompre leurs injections
d’insuline après seulement 16 jours d’un régime
riche en fibres et pauvre en lipides.
Les cas de diabète sont rares, sinon inexistants, dans les
pays où on consomme surtout des céréales, des
légumes et des fruits. Dans les cas de diabète juvénile,
certains avancent l’hypothèse que les vaccins pourraient
déclencher le processus de la maladie.
2. Le cancer
Depuis 1970 au Canada, l’incidence du cancer grimpe de 1%
par année. Une personne sur trois est atteinte. Dans un rapport
récent, un groupe de travail national «cancer 2000
» prédit pour les 10 prochaines années une augmentation
de 50% du nombre de personnes souffrant de cancer.
Le cancer est une maladie reliée à la fois aux émotions,
au système immunitaire, aux habitudes de vie et alimentaires,
à des facteurs environnementaux.
Le rat, le chat, le chien ou le singe ne sont pas des modèles
plausibles pour trouver des solutions à cette explosion des
cas de cancer. On peut donc penser qu'une tumeur provoquée
délibérément chez un animal n’est guère
semblable à une tumeur humaine qui se développe pendant
de longues années.
3. Le sida
Afin d’amasser des dons et de l’argent, les laboratoires
se servent des mêmes arguments pour le Sida que ceux utilisés
pour le cancer. Des animaux de toutes sortes mais principalement
des singes, des chimpanzés sont délibérément
infectés par le virus du Sida malgré le fait que les
vivisecteurs ne peuvent transmettre un Sida humain à un animal.
Là encore, les animaux réagissent différemment
à un virus humain.
4. Les transplantation sont possibles
L’étude des traités d’anatomie, la dissection
de cadavres humains, l’observation des patients, voilà
la véritable école de chirurgie. L’anatomie
d’un chien ne peut en aucun cas nous renseigner sur celle
d’un humain. Il y a donc très certainement des abus
qui sont faits en matière d'expérimentation animale.
Pourtant croire que les transplantations d’organes sont un
progrès demeure une illusion, c'est aujourd'hui plutôt
un facteur commercial. Il n’y aura jamais assez d’organes
disponibles pour toutes les maladies. Seuls les bien nantis pourront
avoir droit à cette technique coûteuse. Les plus pauvres
alimenteront le marché en vendant leurs reins, leurs yeux,
etc.
5. Le vaccin contre la poliomélite
De plus en plus, des voix s’élèvent dans le
milieu médical afin de dénoncer la nocivité
des vaccins. Celui de la poliomyélite, jugé «miraculeux»
dans les années 50, s’avère en fait dangereux.
Fait à partir de reins de singes, le vaccin fut maintes fois
contaminé par des virus animaux. Le vaccin augmente la vulnérabilité
à la maladie et la plupart des cas de polio actuels sont
dus au vaccin.
VII. Les vivisecteurs ne sont pas tous des barbares mais plutôt
des hommes de science, en quête de connaissance
Tout est question de proportion. Si certains concourrent effectivement
au VRAI progrès médical (quoique discutable encore
- qu'est-ce qu'un VRAI progrès médical ?), d'autres
sont sur des chemins de connaissance bien tortueux...
Claude Bernard (1813-1878) cuisait des chiens vivants dans des fours
spécialement aménagés à cet effet. Celui
qu’on considère comme le «père de la
vivisection » est reconnu par plusieurs scientifiques comme
un génie. On pourrait plutôt lui appliquer cette définition
du philosophe Johannes Udes : « le vivisecteur est un individu
moralement sous-développé avec des tendances pathologiques
».
VIII. Qui sont les anti-vivisectionnistes ?
Apparement, tous ne sont pas des entimentaux, des terroristes ou
extrémistes contre l'avancement de la science.
En fait, bon nombre d'humanistes, médecins, scientifiques
ou philosophes sont pour l'abolition de la vivisection abusive.
Depuis les siècles passés, beaucoup s’opposèrent
à la vivisection :
Léonard de Vinci, Voltaire, Victor Hugo, C.G. Jung, Albert
Einstein, Georges Bernard Shaw, Gandhi, Annie Besant, Marguerite
Yourcenarr...
IX. Si on abolisait la vivisection, les conséquences
seraient désastreuses...
La santé humaine n’a rien à voir à la
mise au point de porcelets transgéniques, de souris ayant
des cellules humaines, de transplantations de cœur de babouin
ou de clonages de singes.
Peut-être que les humains devraient-ils plutôt renforcer
leur système immunitaire, se tourner vers la prévention,
adopter une alimentation pauvre en protéines animales et
riche en fruits et légumes. Peut-être devrait-on arrêter
de produire des produits chimiques, reconnaître que tous ces
produits toxiques responsables de la pollution de l’environnement
ont été déclarés sûrs, sur la
base des tests d’animaux : « Le fait de déclarer
inoffensif un pesticide chimique, sur la seule base d’une
expérimentation animale non concluante, est non seulement
anti-scientifique, mais peut même s’avérer dangereux,
en suscitant un sentiment de fausse sécurité chez
l’utilisateur de ce produit toxique ».(Albert Daveluy,
chimiste)
Nous devons avoir recours à une médecine holistique
pour une santé intégrale. Pour certaines maladies,
l’humain n’est pas qu’un corps, l’effet
placebo par exemple le prouve amplement. En fait, comme le fait
remarquer Norman Cousins «le placebo est le médecin
qui réside en nous ».
Il est absurde d’utiliser le modèle animal pour des
maladies telles que les migraines, la dépression, l’obésité,
l’alcoolisme ou la maladie d’Alzheimer dans lesquelles
le psychisme très développé de l’être
humain entre en ligne de compte dans des proportions que personne
ne connaît précisément.
L’être humain n’est pas une souris, il
n’est pas que son enveloppe physique. Il est connecté
à ses émotions, à ses aspirations spirituelles,
à son âme, à son esprit.
X. Il n'y a pas d'alternative à la vivisection
On note qu'il existe des techniques plus fiables pour tester les
médicaments ou les produits de consommation que la vivisection
et bon nombre de scientifiques les trouvent plus concluantes que
l’expérimentation animale.
En 1982, les professeurs Farnswroth et Pezzuto de la Faculté
de Pharmacologie de l’Université de l’Illinois
ont déclaré qu’il existe suffisamment de techniques
pour déterminer tout effet de médicament en toxicité.
S’ajoutent les enzymes, les cultures de bactéries
du test Ames, les cellules et tissus humains (obtenus à partir
du placenta après l’accouchement ou d’une biopsie),
les combinaisons élaborées par l’informatique
ou l’analyse par ordinateur, la mise sur pied de banques
de données, etc. Un chercheur de l’Université
du Québec à Rimouski a récemment mis au point
un logiciel « grenouille » qui réagit comme le
ferait l’animal à une expérimentation.
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